Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Unlimited Possibilities of being a Wak

lundi, novembre 14 2005

Phase Test


Je suis présentement plutôt satisfait des blogs Ecranlarge en terme de possibilités, seul l'esthétisme limité me pose problème.
N'étant pas un grand décideur, je me tourne vers mes trois lecteurs pour un avis plus tranché en les renvoyant à cette adresse susceptible de faire l'affaire... http://wakounet.blogspot.com/

L'évolution est en marche !

Direction le Hyde Park tonight !

Au lieu d'aller à la soirée huppée de l'année, nous avons préférés aller à la soirée gothique du Hyde Park. Grand bien nous en a pris !

Après avoir marchés pendant un long moment sur le bord de la route, nous sommes arrivés au repaire Hyde Park situé aux abords de la ville. Pour tenter de passer inapercu, nous nous sommes maquillés, eye-linés, et avons passés nos ongles à la peinture noire. Les gens dans la rue ne sont pas habitués à une telle débauche de moyens.

Souvenez-vous des scènes de rave dans Blade ou des atmosphères plus feutrées issues des livres de Rice, et de tant d'autres auteurs... Tout était là, devant nous. A un mètre les uns des autres, quasiment tous en ligne, ils ondulaient ou scotchaient sur les lumières en ondulant de la tête, regardant en l'air. Limite surréaliste. Aucuns gènes à avoir, ils sont tous fringués comme des gothiques extrêmes, ceux que l'on voit dans les productions cinés racoleuses, même si certaines sont tout bonnement magnifiques : longues robes splendides, en bustiers, avec des coiffures parfois excentriques...
On les rejoint assez vite, c'est la transe collective sur le dernier Depeche Mode, ils dansent tous lascivement en fermant les yeux, ce genre de choses... Un mec me tape dans le dos. Je me retourne, croyant que ca yest, je me suis fait griller, je vais me faire jeter. En fait non, c'est un gars avec une bière qui me baragouine quelque chose en allemand. Je lui demande de répéter et à priori, on s'est fait capter en tant qu'étranger dès l'entrée dans la soirée car il change immédiatement de langue :
- D'ya speak English ?
- Yes !
- Are you with'em ? (Il me montre Perrine, Charlotte, Elodie et Na)
- Yes ! (quel échange ! Quelle discussion !) Il fait une petite moue approbatrice et me serre la main en guise de respect (une gageure masculine !) avant de s'éloigner. Son comportement audacieux indigne d'une telle boîte nous fait réaliser qu'il y a certains codes à respecter : Au cours de la soirée, je n'ai vu aucune fille se faire ostensiblement draguer et coller par des gros relous. Tout le monde semble au-dessus de ca, ou les gars ont peur des grosses bottes des filles.

Sinon, c'est l'éclate : De la grosse bonne musique qui tape, des gens surexcités, de la fumée, encore des gens bizarrement accoutrés qui errent dans l'obscurité, et nous au milieu, à danser et à s'agiter frénétiquement... A un moment, je me suis quand même rendu compte que je n'avais vu de filles en porte-jarettelles... ni de travelo grossièrement déguisés.. ni de filles en string habillées d'un simple filet... ni de mélanges bustiers cuir / mini-jupes cuir / collier de chien apparaissant comme étant aussi logique.

On arrête à 2h et demie, le temps de croiser un comte Dracula, une fille sublime avec son éventail, des apprentis vampires et même un vieil homme dont je ne saurai jamais si le col blanc autour du cou en fait un guetteur ou un envoyé de l'Eglise chargé de réguler les débordements. Au passage, nous sommes quasiment les seuls à porter du vernis à ongles noirs... les clichés nous tueront.
Soirée géniale, ambiance de folie... Je le savais, je suis une créature de la nuit.
Face it, I'm a gothic.

> Euh... do the devolution baby !

vendredi, novembre 11 2005

Mon voisin Reyk


Mon voisin de cave a réapparu après 2 semaines d'absence, me faisant à présent regretter le temps où je pouvais faire le bruit que je voulais, ou étendre mon linge n'importe comment sur le palier. Il a débarqué dans la cuisine en disant qu'il allait faire du "batman", ce qui m'a d'abord réjoui avant que je ne comprenne qu'il s'agissait en fait de badminton.
Chouette gars ce Reyk.

Il en a profité pour me montrer tout fier son édition enfin Uncut de Evil Dead, longtemps interdite en Allemagne comme le sont toujours certaines des aberrations issues de la saga Vendredi 13 (qui ne font plus aucuns effets, même aux allergiques de l'hémoglobine). Après le bain de sang de Sam Raimi (profondément barré, ce film), direction le bar limite miteux où le temps de boire deux bières chacun, trois gars bourrés auront pétés leurs verres (la nuit est avancée)... Reyk me fait parfois limite flipper et c'est souvent quand je lui parle que je me rends compte qu'il a 30 ans : Il me demande si l'insécurité en général ne me fait pas avoir peur pour ma copine, et souhaite souvent pousser le dialogue plus loin... mais il est cool et admet qu'il a besoin d'une petit amie qu'il ne sait toujours pas où trouver.
Il a laissé filer la fille qu'il aimait il y a deux ans, sous prétexte que c'était pour partir trop loin (à 500km), et que "Je crois que pour être parfaitement heureux, il faut vivre dans une zone où se trouvent tous les endroits et personnes avec qui on a vécus ; j'ai fait un choix et elle l'a parfaitement compris". Drôle de philosophie hein ? Et encore, je ne lui rends pas hommage, on avait bu, et on parlait en anglais (don't say anything about it).
En tous cas pour moi, c'est le contraire : Si tu trouves la bonne personnes, peu importe la distance... Ce à quoi Reyk répondait qu'en théorie ca se tient parfaitement, mais en vrai, on fait comment ??

Ne voulant pas me bousiller le moral, il s'est basé sur mon témoignage pour m'assurer que tout allait bien se passer avec Juliette. Et qu'attendre encore 5 ans pour la fin de nos études devrait et DOIT se faire sans problèmes. S'attendre l'un l'autre. Beau non ? J'apprécie le recul qu'il a sur certaines choses.

La bière allemande est un breuvage divin.

Mister I - Lewis Trondheim

mercredi, novembre 9 2005

De l'utilité de se raser

On a toujours la flemme de se raser le jour où il le faudrait pourtant. Que ce soit le jour où l'on a un exposé que celui où une fille s'assoie près de vous dans le couloir en feuilletant un magazine de lingerie.

Pourtant, chacun sait qu'au début de sa vie, il ne faut pas trop se raser sous peine de voir un poil mutin pointer le bout de son nez le lendemain matin, ce qui devient à terme tellement énervant à gérer qu'on déclare forfait avant de se retrouver poilu du visage dans la rue (mais bien sûr, la pression sociale finit par avoir le dessus) (pas comme les filles qui peuvent se permettre de yéti-ser des jambes pendant l'hiver)
C'est donc une angoisse sans fin qui nous attend : Se raser pour paraître bien tout en sachant qu'on ne fait qu'accélérer le cours inéluctable des choses, ou refuser ce faux compromis en ayant tout simplement pas envie "aujourd'hui", peut-être "demain" (en se donnant le temps de la réflexion) ??

Aujourd'hui pourtant, je suis sorti du cours d'anglais avec une invitation au marché de Noel pour début décembre avec Linda et Yvonne (par pure fierté masculine et pour mon public lubrique, je précise que leur nom n'est pas représentatif de ce qu'elles sont)

Ta-daaa !


lundi, novembre 7 2005

Tales from the Wak : Chap. 5 - Quidditch à la quiche


Ca bouge, et même si la routine pointe le bout de son nez (en même temps que la pluie), nous continuons de nous occuper les uns les autres. D'ailleurs le dernier week-end d'octobre fut l'occasion pour beaucoup d'entre nous de recevoir de la visite, à croire que ce sont les vacances en France (ahah)


L'homme moderne, sitôt habitué à la présence féminine évoluant autour de lui, se réjouit généralement de voir l'être aimé revenir vers lui. Ici, oui.

Mardi dernier, voyage en train pour son retour vers l'aéroport de Cologne... Sauf qu'ici, comprenez, en Allemagne, quand vous payez votre ticket de train, vous payez seulement pour le voyage. Pas pour une place. Il faut rajouter 3€ au prix du billet pour se voir affecter une place, ce qui est loin d'être cher payé quand une fois sur place, vous devez vous tenir debout au milieu du couloir, à tenir vos bagages et à devoir se pousser dans un trou (le plus proche possible de préférence) pour laisser passer quelqu'un... Ici, c'est comme les bus : Y'a des places assises et des places debouts.
Arrivage à Cologne après un voyage bruyant mais assis sur les marches (à l'intérieur) du train... nous quêtons les navettes vers l'aéroport. Bon quai, bonne heure : Parfait.


Sauf que comme on est un peu fébrile (et qu'une fille a côté de nous a une souris dans une cage), on ne fait pas attention que le train qui vient d'arriver a 5 minutes d'avance et qu'en conséquence, ca ne peut pas être le bon train.
On s'en rendra compte un quart d'heure plus tard, quand en demandant à une dame ce qu'elle en pensait, elle nous répondra qu'on se dirige en fait vers Düsseldorf (soit l'exacte opposé).

Le taxi c'est drôle, mais c'est cher.


Arrivés à l'aéroport, nous tournons encore en rond, pour l'enregistrement des bagages, les contrôles et d'autres choses que je ne comprends pas pour n'avoir jamais pris l'avion tout seul ; Certes, la dernière fois c'était pour le voyage de classe de seconde, mais le professeur titulaire m'avait à l'oeil sous prétexte que j'avais hurlé dans le train juste avant au bruit d'une sirène (suspecte).
Bref, Juliette s'est prêtée au jeu et elle est partie pendant que je remarquais avec horreur que les revues importées des Etats-Unis voyaient leur prix original multiplié par 4 en arrivant sur le territoire allemand (la coquine, elle avait bien calculé son coup)

J'ai erré dans le terminal et ai acheté un "X Tra long BBQ" (qui veut dire "Barbecue") pour retrouver mon chemin ; l'imposant vendeur m'a indiqué tout ca dans un francais très correct, sans que je ne lui ai rien demandé (dingue). Au fait, c'est la sauce ajoutée avec le bacon qui rendait ce sandwich infâme.
Retour à Köln, cathédrale imposante, puis train, TER vide, chocolat-nougat, bus et maison.

vendredi, novembre 4 2005

Les enterrements, ça rapproche



Restons simples, donnons un avis sur les bases connues :

Elizabethtown est un film qui a l'air sympathique, buccolique, mélancolique. De fait, son problème majeur, c'est d'arriver après l'impressionnant Garden State... et on aurait jamais crû pouvoir dire ca à l'encontre de Cameron Crowe. Zach Braff a ceci de parfait qu'il a sû s'adresser à tous sans chercher à plaire, avec une honnêteté et une fraîcheur bienvenue. 6 mois après (vérifiez, Garden State vient d'arriver en DVD), ce nouveau film sonne comnme une redite, avec les fameux morceaux de musique chéris par le réalisateur (voir Presque Célèbre, carte de visite maousse), un casting de (trop) belle gueule en lieu et place de quelque chose de plus terre-à-terre, et quelque chose que seule notre profonde admiration pour Kirsten Dunst depuis Jumanji peut expliquer : Elizabethtown, oui, mais non merci.



Jouant un gars rentrant au pays pour l'enterrement de son père, Orlando n'a visiblement pas la même force de conviction que Zach Braff : ces deux là ne viennent pas du même monde, tout simplement... A ce titre, la comparaison est écrasante entre un jeune homme évadé de nul part et une "star" auréolé de succès plus ou moins mérité.
Alors certes, Orlando Bloom est moins falot qu'avant, et même si on est pas convaincu que Ridley Scott ait fait le bon choix pour le rôle principal de Kingdom of Heaven, il reste au petit minet à se montrer digne d'intérêt dans une production où rien n'explose autour de lui pour faire diversion sur son jeu inexistant (Pirates des Caraibes / LOTR / et surtout Troy, seul film à avoir révélé au monde entier son manque de charisme)... Le chemin est encore long et le voir de facon plus posée n'est pas forcément plus rassurant compte tenu de son entêtement à poser plus qu'à jouer (Brad Pitt où es-tu ?). A côté de ca, le limite inconnu du grand public Jake Gyllenhaal a à son actif un sacré film culte (Donnie Darko), et s'apprête à jouer de la gueule pour Sam Mendès (JARHEAD) et David Fincher, dont c'est le grand retour pour une histoire de serial killer (ZODIAC) où le jeunot sera accompagné du pas très recommandable Robert Downey Jr.
Que de la bonne pour les braves.

Cameron Crowe en faisait partie aussi... A présent, il est étonnant que celui-ci, sous prétexte d'évoquer encore une jeunesse en déséquilibre, puise dans le vivier récemment développé des choix importants et des rencontres décisives d'une vie dans un contexte si troublant... A MEDITER

jeudi, novembre 3 2005

Apartée du jour

Ca fait un mois que je suis là-bas et je sais déjà deux choses sur les jeudis matin : Si je me réveille en sursaut à 7:30 du matin, c'est parce que l'équipe de nettoyage du Wohnheim débarque pour se faire les cages d'escalier. Tous les jeudis matin, trop tôt d'ailleurs.
Si j'essaie de m'échapper pour -au hasard-, faire les courses à côté, je sais aussi que je croiserai surement la bande de vieilles personnes qui s'entraînent pour l'hiver à faire du ski dans la rue. En fait il marchent d'un pas soutenu en balacant leurs bâtons d'avant en arrière, c'est un spectacle touchant.

Aujourd'hui pourtant, en arrivant au supermarché, je me suis rendu compte que j'avais oublié mon porte-monnaie, ce qui n'arrive pourtant jamais. De retour sur place avec ce qu'il faut dans la poche, je commence ma fouille des rayons. Mon premier contact rude de la journée se fait alors avec une vieille dame : Croyant qu'elle me parle, je la tire de son monologue à voix haute en lui demandant de répéter ses paroles ; la vieille s'excite en engage une discussion dans un dialecte inconnu, je la plante alors en lui demandant de la fermer (french fucker style)
Le total à la caisse indique 6,66€ ce que ne manque pas de souligner le monsieur derrière moi.
J'oublie ma montre à la maison.
Y'a plus de places aux ordinateurs.

Non, cette journée sera bonne malgré tout.

jeudi, octobre 27 2005

Tales from the Wak - Part. 4 : "Wake up Donnie"


Actualité un peu essouflée ces temps-ci...

Le bureau de Teresa Gehrs, responsable des étudiants étrangers, organise souvent des sorties mais l'information circule très difficilement et les listes sont généralement pleines avant qu'on ait pu se demander si l'on voulait y aller... Phénomène d'autant plus frustrant que les acitivtés proposées sont vraiment peu chères : Visite d'un mémorial, FAUST au théâtre (la colère gronde en moi), sorties diverses en campagne et Flûte Echantée de Mozart (dont on devrait normalement chopper des places) Gros bon plan de secours, tous les jeudis soirs : La diffusion de films gratuitement dans la cadre des cours de Perrine et Charlotte, ouvert à tous (Et même en allemand, "Robins des Bois : Prince des voleurs" ca rend bien - comme quoi l'image cinématographique est un langage universel)

Et tant qu'on y est, grosse très bonne fête... dans le Wohnheim de Perrine samedi dernier. Avec en plus Élodie, Timo, Francine et Na, qui elle s'est rebaptisée "Lullaby" en hommage au Cure pour son nom européen (écclectisme de rigueur). Erasmus commence à se former après quelques tâtonnements, et force est de constater que ca rend plutot bien avec le lendemain, état des lieux des dérapages de la veille, découvertes de bleus et des photos prises.



Le temps est pourri, et la pluie tombe de facon soudaine pour s'arrêter de la meme facon quelques minutes plus tard... Au début, c'était surprenant, mais ca fait une semaine que ca dure. Et il parait qu'il ne neige jamais ici, ou alors très peu.
"Poisse".


J'ai finalement réussi à boucler un emploi du temps satisfaisant. Ok je me lève 3 jours par semaine à 7h, mais pas grave. J'ai plus non plus mon vendredi, mais pas grave.
Il s'avère qu'à Osnabrück les points ECTS délivrés aux Erasmus soient considérablement plus élevés qu'ailleurs : 6 points par matière en anglais et en allemand... J'ai recu un mail de mon prof me disant à demi-mot que tous les ECTS se valent... problèmes de cours résolus, je taque à 49 ECTS alors qu'on en a besoin que de 30 (au revoir le marketing ?) En plus, ma tutrice pour les cours m'a dit que j'en avais trop... à suivre avec l'administration francaise...




Et au fait, au cas où vous vous posiez la question : Si dans toutes les toilettes de la fac, les lumières sont des hallogènes bleues fluos donnant l'impression d'être en plein sevrage alcoolique chaque fois qu'on y rentre, c'est pour éviter que les drogués viennent se piquer en douce (la forte lumière rendant impossible la détection des veines - moi j'y arrive mais bon)


Si vous êtes en vacances, y'a de la place ici... va juste falloir engager un peu le contact parce que vous me semblez être des lecteurs morts et heureux de l'être.

Et d'ici deux jours je saurai où se trouve l'aéroport de Cologne alors ca sera quand vous voudrez...


mardi, octobre 18 2005

Sortie culturelle : Gregory Crewdson


Lors du court séjour à Hannovre, visite de l'exposition photo de Gregory Crewdson, lequel travaille d'ailleurs plus comme un chef opérateur que comme un vrai photographe: équipe technique conséquente, prise de photos en studios, n'hésitant pas à foutre le feu à des batiments pour saisir le bon cliché et diagnostiquer les névroses et peurs de l'Amérique (la teneur spectrale de sa série Twilight en font d'ailleurs un double inquiétant de David Lynch dont Lost Highway ressort bientot en DVD).
Certaines photos sont ouvertement glauques et pourtant magnifiques, témoignant brillamment du travail de ce personnage encore méconnu vers lequel se sont tournées certaines personnalités du cinéma, comme pour ajouter à l'ambiguité de son champ d'action, parmi lesquelles Gwyneth Paltrow, Julianne Moore, William H. Macy et Philip Seymour Hoffman.

Quelques extraits de son travail

Tales from the Wak - Contact 3 : A la recherche de Spock (!?)


Suite des aventures extra-culturelles en pays étranger :

Erasmus : On s'y fait à peine question cours qu'il faut déjà penser à autre chose : Vendredi soir, soirée au club pour une supposée soirée de folie où nous attend en réalité l'autre versant du reve allemand, avec démonstration de ce qu'il ne faut pas croiser... vieilles sur le retour, musique infame, prix prohibitifs pour un lieu s'imposant pourtant d'office pour beaucoup de gens dès qu'il s'agit de vendredi soir. Rentrage à pied, avec l'intime conviction qu'on ne nous y prendrait plus.

Le lendemain, excursion entre (peu d')étrangers à Hannovre, la carte d'étudiants nous permettant entre autres de prendre le train gratuitement pour certaines destinations autour de la ville. Ville géante, architecture démoniaque, manif de Greenpeace, incursions dans une brocante (hop, "Different Class" de PULP a 3,5€), parcs immenses en plein centre-ville, visite d'une expo photo consacrée à Gregory Crewdson (voir lien )...
La bonne foi francaise nous assure que le tramway est gratuit: Après trois heures de marche, nous rebroussons chemin vers la gare.
A l'arrivée à Osnabrück, nous constatons que le groupe de foot local semble avoir remporté le match, la liesse gagnant les personnes déguisées et les poussant à chanter sur la place de la gare, leur magnétophone dans une main, leur bière dans l'autre.

La banque Sparkasse me fait envoyer une lettre et réclame le paiement d'une caution qu'ils débitent (400€), + le premier mois de loyer assorti des charges... ca fait mal, surtout à distance où l'on ne peut "que" retirer 450€ par semaine (y'a écrit "schnell" dans le courrier...)


J'avais jusqu'à présent réussi à me réserver le lundi matin et les vendredi en entier... peine perdue, le programme de réévaluation linguistique et d'insertion des étrangers dans le moule germain me fait perdre mes avantages et bosser tot le matin... en contrepartie, j'ai appris que la charmante prof de "Foreign/Second Language Teachin and Learning" ne veut de moi que ma présence à chaque cours pour me valider mon passage ici-bas... Si tout pouvait etre aussi simple.

En classe de Debating in English, j'ai rencontré un américain ressemblant vaguement à Edward Norton, qui m'a montré sa carte de membre du parti démocrate tout en me demandant ce que je pensais de la politique de Villepin (j'ai bluffé en disant "qu'il devait faire plus attention"). Chez Kevin (son nom etre Kevin), il "débat" dans des clubs en compagnie d'autres males et s'affrontent les uns les autres à l'oral pour ensuite etre classé suivant leurs performances ("Top7"). Evidemment, dans un cours d'anglais, il s'est vite fait remarquer.

Plus tard, croyant assister à un cours de civilisation allemande, j'arrive en cours de littérature historique appliquée à l'éducation dans les siècles précédents.
Evidemment, ce fut mon tour de me faire remarquer.

J'parie que vous n'avez meme pas remarqué que j'ai trouvé où étaient la plupart des accents.

lundi, octobre 17 2005

Merci Jésus !


Aucuns autres commentaires pour une fois, sortie du double DVD le 23 novembre.

Et le test, arrivé chez Rama

jeudi, octobre 13 2005

Tales from the Wak : Medecine Cake


(relation a l'image, voire lien en bas de page)

Rhaaa... ca y est, jai choppé l'un des precieux sésames pour accéder au salles informatiques disseminées un peu partout dans la ville... Il m'a quand meme fallu 10 jours pour saisir le concept pervers et germanique de la facon dont il fallait procéder.
Tout d'abord, s'informer.
S'informer aupres des tuteurs, des profs, des gens dans la rue, sachant que soit tout le monde a son opinion sur le sujet, soit ne comprend absolument rien a ce que moi, francais, tente de faire passer comme message obscur. C'est pourtant clair mais en fait non : meme le nom de ma rue, faut que je le répète trois fois avant d'avoir une réponse (que je ne comprendrai pas en plus)


Tout le monde a en soi sa facon de faire pour attraper une carte pour les PC, voici comment j'ai du faire :
1/ M'informer (durée : 9 jours)
2/ Passer a l'action. On nous avait déja dit qu'il allait falloir se balader pour réussir a chopper une carte... ce fut le cas. D'abord, connaitre le montant de la caution a payer pour la carte : 25,60€. Car il s'agit en fait d'une caution que l'on récupère a la fin de l'annee, procédé sympa quand on vit dans le coin, un peu moins pratique quand on doit repartir dans 5 mois (et donc cloturer son compte en banque).

Car ici, ce sont les banques qui centralisent les dépenses pour les etudiants. Le loyer se verse a la banque qui transmettra plus tard a l'universite, pareil donc pour tout ce qui est versement d'argent a l'université.
Apres avoir trouvé le batiment ou se trouve le petit local responsable des cartes (dans le batiment de droit et d'économie, tout est normal), il a fallu en relever les heures d'ouvertures (6h seulement par semaine répartis sur trois jours)

Puis, passer a la Sparkasse (ma banque) et baragouiner "zahlen wollen fur die CIP Pull Karte", ce qui ne m'a évidemment pas beaucoup aide. Apres cet intermède culturel, je suis finalement ressorti avec un recu qu'il fallait brandir a la dame du petit local, accompagné d'un formulaire a remplir comprenant toutes les facons de se faire identifier dans le secteur.


L'endroit ou se connecter, lui, figure pres de l'université et il faut passer deux lourdes portes grace a la carte a puces pour accéder a une salle autrement plus confortable que les sieges de la bibliotheque avec ces 7 personnes attendant constamment leur tour apres toi. Pour se connecter, c'est aussi tres joyeux avec matricule de la carte étudiante, mot de passe temporaires, login du Stud IP (cherchez pas) et mot de passe définitif.
Heureusement que je connais un peu le mode de raisonnement de ce type d'inscription...

Par contre, je ne sais pas comment marche l'imprimante de la salle (ici, tous les cours passent par un reseau interne a l'universite et il faut se débrouiller pour avoir les cours, les papiers, etc) et le clavier est tjrs bizarre, mais je suppose que ca fait partie des curiosites de ce pays (tout comme le fait de vendre des CD sans le cellophane a Planet Saturn) (et a 5,79€ le single de NINE INCH NAILS, ca fait cher la chanson et le clip vidéo du maitre de l'image David Fincher)


...On vient de m'apprendre quil fallait etre inscrit sur internet avant ce soir, a tous les cours que l'on souhaite sous peine de ne plus pouvoir avoir accès aux feuilles de cours pour l'année... c'est aussi ca les cours ici, un rush perpetuel et des nouvelles de dernière minute permettant de s'en sortir a peu pres correctement (enfin, facon de parler vu que j'ai trois cours en meme temps) (et qui ne croit pas au destin apres ca ?)


Le pain américain est tres chouette et la sauce au curry (légèrement piquante) aussi.
Quand les allemands vont a la BU emprunter des livres, ils prennent un petit panier rouge (comme celui d'Intermarché) et y mettent leurs livres qu'ils font enregistrer a la sortie.
Le prof de "Electronic Learning CALL" est super chouette et est a la pointe de la technologie (normal pour un Nord Coreen) : son projet du semestre est de lancer une radio osnabruckoise sur internet (Wakonline)

Au fait, Daniel Craig est le nouveau 007 et un coffret Ghostbusters sort bientot.
La bouse Sky High est déjà sortie, Wallace et Gromit cartonnent et Les Poupées Russes arrivent début novembre. Sinon, il est vrai que j'ai très très envie de voir __Serenity__, d'où la présence de la mini-affiche en tete d'article (j'ai pas mieux désolé)


Prenez soin de vous

jeudi, octobre 6 2005

Tales from the Wak - First Shot

Ce clavier est une insulte a ma maniaquerie légendaire... pas d'accent, des lettres disposées n'importe comment...



Bref apres 10 heures de voiture, pas de limitation de vitesse en Belgique et des travaux sur l'A1 en Allemandie, j'ai finalement atteint mon but. L'immeuble ou je suis est sympa mais ma chambre (+ grande que celle en France soit dit en passant) étant près de la cave, je ne vois jamais personne ! Elle est aussi toute blanche alors il ne me reste plus qu'a la decorer (ca résonne comme dans un hopital, j ai l'impression d etre dans un caveau, trop cool)

La cuisine est super grande et entièrement équipée, j'étais assez surpris mais c'est chose courante ici. Tout comme le fait que les vélos soient tout puissant ici, ils ont priorité sur les velos, les gens, les voitures... Me suis d'ailleurs fait légèrement reprimander pour avoir traversé n'importe comment (c'est a dire, en traversant au rouge...ms sur un passage piéton pourtant)

Je capte pas grand chose a ce que disent les gens, mais la nourriture de la "Mensa" (=RU) est presque bonne, et surtout, pas chère (1,5€ pour un repas correct).
Mon voisin immédiat Reyk est fan de Star Trek mais ne parle pas klingon (j'ai demandé), et Michael vit une aventure platonique avec une fille qu'il a rencontré un jour dans le train. Dès le premier soir jme suis retrouvé dans un bar mexicain bien sympa, signe que ca se passe au moins bien de ce coté.



C'est l'enfer niveau administration par contre: on ne sait tjrs pas ou s'adresser pour avoir une carte internet (normalement accesssible depuis la BU), on a passé un test d'allemand barge pour evaluer nos compétences inexistantes (y'avait des trous partout dans les phrases) et l'inscription aux cours est assez spéciale : on choisi nos cours qu'on case dans un emploi du temps en veillant a n'empieter nul part et a avoir assez d'ECTS pour valider l'année en France... En dehors de ces soucis, on mange n'importe comment, les chocolats chauds sont géniaux mais la majorite des biens de consommation sont chers (Mais bon, ya genre 3 LIDL autour de Jahnstraße, où j'habite)

On part a Cologne samedi, d'ici la, on sait que y'a des soirées d'organisées mais je suis crevé, et jm'inquiete pour les cours où tout est fait un peu au ptit bonheur la chance... Enfin bref, comme l'ont dit mes predecesseurs, Erasmus powa non ?


Mister Wak from Osnabrück

NB: Projet de mise en place d'une newsletter, mais je peux tout aussi bien copier/coller les mails adressées aux gens ici-memes...

samedi, octobre 1 2005

> MOVING EAST !

Ayant une mère un peu trop expansive dès qu'il s'agit de départ, je me retrouve avec certes tout le nécessaire ("et au-delà !" ), mais avec aussi beaucoup, beaucoup de choses :

2 sacs de voyages pour les vêtements
1 sac de voyage bourré de draps de lits, housses de couettes, taies d'oreillers, serviettes de bains, gants de toilettes
Un bac "utilitaire" avec tout ce qu'il faut pour la vaisselle, le séchage, serviettes et torchons inclus
Un bac avec toutes les denrées périssables pouvant servir les premiers jours (+ sel, poivre)
Un carton bourré de bouquins d'allemands (dont un dico Larousse maousse) (parce que la conjugaison, j'ai encore du mal)
Un sac à dos pour les effets personnels, rapidement transformé en bagage administratif contenant tout les trucs à dupliquer/envoyer/présenter pour que ça le fasse en Erasmus
Un vieux micro-ondes pour le partage étudiant autour d'un truc fonctionnant quand même (coloc en Allemagne)
Une boîte où reposent les fameuses Dr Martens
Une trousse de toilette que je ne sais pas encore où caser
Divers effets personnels n'ayant pas encore trouvé de place (affiches, livres, range-CD, etc)

Bref avec tout ça j'ai l'air blindé, je pars demain dimanche matin (peut-être aurai-je vu la série animée Batman sur FR3 avant de partir ?), pour arriver tranquillement mardi en début d'aprem prendre les clefs auprès du Hausmeister... Le lundi étant jour de fête nationale, touver un hôtel (ou autre) va aussi être assez fun, tout comme le reste du séjour... Un an au lieu de 6 mois, quoique ce n'est pas encore décidé...

Au revoir à tous.

mercredi, septembre 28 2005

Mercredi, c'est aujourd'hui

J'ai dû appeler en Allemagne pour préparer ma venue, avoir les clefs toussa, d'autant que le bureau n'est pas toujours ouvert et que même si on vient de faire 900km en voiture, faut arriver entre 11 et 13h, sinon c'est mort.
- Mais je sais pas si tu pourras appeler !
- Mais pourquoi ?
- On a enlevé la ligne internationale !
- Mais pourquoi ?!

Ni une ni deux, je téléphone mais je me foire parce que j'oublie les "00" pour sortir. Alors je réessaye, avec tout ce qu'il faut, et une dame décroche en baragouinant quelque chose à l'autre bout. Heureusement que je suis prévoyant et que dans sa grande bonté, le dieu internet avait créée le site Voila Traduction, un site qui me sauve -un tout petit peu - mes versions depuis quelques années.
Alors je lis ma feuille. Je comprends pas tout ce que me dit la dame, mais elle a l'air contente et moi aussi. Du coup, tout confiant dans l'avenir une fois le poste raccroché, je m'imagine déjà là-bas, là où il neige et où le marché de Noël est grand et beau dès le début du mois de décembre.

Passage en ville, une fois de plus, saluer le marchand de BD et son pote qui fait gérontologie avant le grand départ :
- Hola, si tu pars là-bas, va falloir t'occuper pendant le voyage. On lui fait un petit cadeau d'adieu pour son départ ? Sélectionne lui deux, trois Echos des Savanes.
- Tu vas voir, tu vas aimer... Alors celui-ci, ouais, pis un autre...
- Bon allez grouille on a une belotte à faire j'te rappelle ! (il se tourne vers moi) Tu pourras le prêter à tes potes là-bas, parce qu'ils ont pas ça eux. Pas de "bite-couille-seins" !
- Ah.
- Tu leur prête et après tu les jette ; c'est marrant tu vas voir.

Angers va me manquer sur certains points.

mardi, septembre 27 2005

Courir

En vrac et pourtant dans l'ordre : J'ai été à la mairie signaler mon changement d'adresse pour qu'on m'attribue un nouveau bureau de vote, une fois sorti, j'ai abouti à la salle Chemellier où est présentée en ce moment une exposition sur les cités futures, maquettes barges à l'appui. J'ai filé vers la banque, organiser mes comptes, suis passé à la Poste où j'ai failli ramener avec moi un sac remplis de pains au chocolat (mais le gars l'ayant perdu s'est manifesté) et j'ai été à la Préfecture, retirer un dossier pour les bourses départementales, à rendre avant mon départ (il était temps d'y penser).

Je suis allé à l'office, recupérer mon attestation de fin de stage auquel la glauque Anita regrette juste par moment mon manque d'enthousiasme commercial, je me suis tapé 40 minutes de bus pour aller à la fac rendre tous ces papiers, et ai par la même occasion laissé un mot à Menou pour savoir si je pouvais récupérer ma dissertation sur l'ouverture de The Hours.
Par la suite, j'ai fureté dans des magasins à but capitaliste reconnu, et me suis même permis d'entrer chez New Man où la vendeuse, convaincue par la chemise noire de même parenté que le magasin, m'a confondu avec une jeunesse bourgeoise sans toutefois trop y croire (Nous proposons des facilités de paiement pour les jeunes, je vous met la parka de côté ?).

J'ai cherché en vain un agenda, suis passé chez le pharmacien et à Intermarché demander s'ils avaient besoin d'aide, pour finir par m'asseoir et profiter d'un éclair au chocolat avant de re-foutre le bazar dans ma chambre.
Constat tardif : Je pars dimanche matin, et il y a VRAIMENT trop de choses à faire.

mercredi, septembre 21 2005

Rentrée des classes

Aujourd'hui, avant-dernier jour de stage, je me libère l'après-midi pour aller à la réunion de rentrée des LEA L3, qui s'annonce ô combien grandiloquente, avec je l'espère un Mr Darmon en grande forme qui n'hésitera pas à se sacrifier pour la collectivité des professeurs en s'humiliant publiquement devant un amphi plus vide que jamais ("LEA L3", c'est bien ce que je dis, non ?)

Et ce fut le cas, avec en plus l'annonce de suppression des 4 semaines initialement libre entre 1er et 2ème semestre pour compléter le stage obligatoire (stupeur dans la foule), et le fait que les gros cours de folie furieuse (NB : pour des gens à la fac) type "gestion", "marketing" se passeront intégralement en anglais (re-stupeur de moutons n'ayant pas saisis le sens de leurs études)

Pour ma part, j'ai appris qu'Erasmus n'était valable qu'une fois dans une vie étudiante (impossible d'être plus à la masse !), et que ATTENTION, la fin de l'année scolaire étant pour la mi-mai, si je reviens d'Allemagne comme il était prévu à la fin mars (soit, un semestre complet), j'aurai exactement UN MOIS ET DEMI seulement pour rattraper tout le 2nd semestre français commencé pour sa part depuis la mi-janvier... D'où la prise de position hardcore de l'étudiant nerd habillé pour l'occasion : Rester finalement un an en Allemagne (et donc finir l'année fin juillet), revenir pour trouver un job d'été d'urgence, et dégager de LEA puisque la maîtrise n'existe qu'à l'étranger (mais comme Erasmus = 1 seule fois...)
C'est la p'tite copine qui va apprécier... (Marie-Pierre, elle, se réjouit de ne pas être la seule à tenter l'insertion sur le long terme en pays germanique)

Lot de consolation : voir Pauline, apeurée et paniquée par sa pré-rentrée en Lettres Modernes, qui ne sait toujours pas ce que c'est que la fac après 2 années de Khâgne. Bon courage !

lundi, septembre 19 2005

Urgences - Saison 11 - Episode 6 - "Heure du Décès"

6ème épisode de la nouvelle saison, porté en entier par la "participation exceptionnelle" de Ray Liotta, et c'est peu de le dire. Cet épisode s'ouvre sur une horloge fixée au mur des urgences, où les minutes s'écoulant seront la ligne directrice de l'épisode, filmé "en temps réel", par ailleurs marque de fabrique ayant fait la renommée d'une série concurrente.
Si cette série voit en effet arriver de par sa fonction son lot d'accidentés de la vie à chaque épisode, il restait ce sentiment parfois douloureux de traitement anonyme des malades. Avec cet épisode-concept rythmé du sceau du temps s'écoulant inexorablement, Urgences s'ancre définitivement dans un imaginaire déjà fertile en imposant à l'audience un focus exclusif sur un acteur juste et touchant, tout en prenant le temps faire renaître de façon exacerbée les peurs, doutes et blessures secrètes d'individus piégés par le sursis que leur accorde temporairement leur existence.
Le scénario, pour une fois exclusivement concentré sur un seul patient une fois pleinement démarré, parvient à trouver le ton juste entre sadisme déguisé, pathos de rigueur et rthme soutenu entourant le coeur de l'épisode, permettant au final à celui-ci de s'extirper vers des sommets inespérés d'excellence.
Parce que désolé, mais là je trouve pas d'autres mots.

vendredi, septembre 16 2005

Et merde, chuis un adulte !

Hier, j'avais rendez-vous avec ma banquière, Mme Collet. Appréhendant légèrement cette entrevue, je m'étais préparé. Pas rasé, pas soigné, en jean et avec dans le sac, le DVD néerlandais de Garden State trouvé à 9€ deux minutes avant chez Game Cash. ça met en confiance de s'habiller comme tous les jours.

Et en quelques signatures c'était fait : j'étais un adulte, piégé dans le monde des prêts et des remboursements à priori sans fins. Ayant un besoin urgent de liquidités pour avancer la caution allemande de 400€ et l'arrivée tardive des bourses nationales, j'ai souscris à l'avance étudiante de 750€ remboursable sur 12 mois, au taux préférentiel de 1,95% (ou donnée approchante). Apte à prêter attention aux choses m'entourant, j'ai quand même demandé le montant total du prêt, qui en terme de taux d'intérêt, frôle les 15€.

L'homme moderne doit-il maintenant se maintenir dans des carcans si douteux pour pouvoir jouir de sa vie ?

J'ai aussi ouvert un Plan Epargne Logement, pour le reste de ma vie. Enfin, pour seulement 4 ans, mais au stade de ma vie présente, 4 ans, ça fait trop d'incertitudes et de possibilités susceptibles d'être exploitées. 225€ pour l'ouverture du plan, et devant être obligatoirement fourni par des mensualités de 45€ : autant investir dans des oeillères rapidement pour ne plus être troublé par les divertissements de ce monde. En 3 minutes chrono, ma conseillère a défendu mon dossier dans le bureau adjacent, celui du boss.
Elle revient, tout sourire : - Bon, c'est gagné ! Mais ne me faites pas de mauvais coup hein, je me suis avancée pour vous !
Il est à noter que le PEL est cassable n'importe quand et sans frais, chose qui m'a incité à me jeter à corps perdu dans cette aventure qui je l'espère, me fera gagner des choses nécessaires à mon épanouissement personnel (dont de l'argent).

Le soir même, je me servais de ma carte de crédit pour Kiss Kiss Bang Bang, Broken Flowers et un McDo. Merci la banque.
En plus d'être piégé dans des rembrousements parsemés, j'étais devenu condescendant et méprisant envers les personnes chargées de me servir :
La caissière prolétaire (un terme que DerGraf adore), sûre de son effet, me jauge, me donne mon entrée et tient à me prévenir: - Attention, pour Broken Flowers, le film est en version originale.
Réponse cinglante en lui prenant le ticket : - Chuis venu pour ça.

Merde, chuis un con d'adulte (mais ce monde a trop longtemps abusé de moi).

- page 1 de 3