Restons simples, donnons un avis sur les bases connues :

Elizabethtown est un film qui a l'air sympathique, buccolique, mélancolique. De fait, son problème majeur, c'est d'arriver après l'impressionnant Garden State... et on aurait jamais crû pouvoir dire ca à l'encontre de Cameron Crowe. Zach Braff a ceci de parfait qu'il a sû s'adresser à tous sans chercher à plaire, avec une honnêteté et une fraîcheur bienvenue. 6 mois après (vérifiez, Garden State vient d'arriver en DVD), ce nouveau film sonne comnme une redite, avec les fameux morceaux de musique chéris par le réalisateur (voir Presque Célèbre, carte de visite maousse), un casting de (trop) belle gueule en lieu et place de quelque chose de plus terre-à-terre, et quelque chose que seule notre profonde admiration pour Kirsten Dunst depuis Jumanji peut expliquer : Elizabethtown, oui, mais non merci.



Jouant un gars rentrant au pays pour l'enterrement de son père, Orlando n'a visiblement pas la même force de conviction que Zach Braff : ces deux là ne viennent pas du même monde, tout simplement... A ce titre, la comparaison est écrasante entre un jeune homme évadé de nul part et une "star" auréolé de succès plus ou moins mérité.
Alors certes, Orlando Bloom est moins falot qu'avant, et même si on est pas convaincu que Ridley Scott ait fait le bon choix pour le rôle principal de Kingdom of Heaven, il reste au petit minet à se montrer digne d'intérêt dans une production où rien n'explose autour de lui pour faire diversion sur son jeu inexistant (Pirates des Caraibes / LOTR / et surtout Troy, seul film à avoir révélé au monde entier son manque de charisme)... Le chemin est encore long et le voir de facon plus posée n'est pas forcément plus rassurant compte tenu de son entêtement à poser plus qu'à jouer (Brad Pitt où es-tu ?). A côté de ca, le limite inconnu du grand public Jake Gyllenhaal a à son actif un sacré film culte (Donnie Darko), et s'apprête à jouer de la gueule pour Sam Mendès (JARHEAD) et David Fincher, dont c'est le grand retour pour une histoire de serial killer (ZODIAC) où le jeunot sera accompagné du pas très recommandable Robert Downey Jr.
Que de la bonne pour les braves.

Cameron Crowe en faisait partie aussi... A présent, il est étonnant que celui-ci, sous prétexte d'évoquer encore une jeunesse en déséquilibre, puise dans le vivier récemment développé des choix importants et des rencontres décisives d'une vie dans un contexte si troublant... A MEDITER